En 1878, Robert Louis Stevenson projette de traverser les Cévennes à pied accompagné d’un âne. À partir de ce périple, qui fera de lui un des premiers randonneurs, il rédigera un journal de route qui restera célèbre, « Voyage avec un âne dans les Cévennes. »
Originaire de la région, Manuel Vidal décide de réitérer ce voyage avec un âne et d’aller à la rencontre des gens qui peuplent le chemin aujourd’hui.
Au fil de rencontres inopinées, une galerie de personnages aux trajectoires singulières se constitue, esquissant la diversité du monde rural propre à cette région : agriculteurs sédentaires, néo-ruraux, mineurs, moines, voyageurs nomades, etc…
Ce sont donc deux voyages qui s’entrecroisent ainsi, mêlant situations cocasses et instants propices à l’introspection.
« J’avais cherché l’aventure toute ma vie, une aventure pure et sans passion, comme il en advenait aux voyageurs héroïques des premiers temps ; et se trouver ainsi, au matin, dans un coin perdu et boisé de Gévaudan, désorienté, aussi étranger à ce qui m’entourait que le premier homme abandonné dans les terres, c’était voir, comblé, une partie de mes rêves éveillés ».
R.L. Steveson
Extrait du livre «Voyage avec un âne à travers les Cévennes »